LES ENVOUTES

JEUDI 1er JUIN

A 20H

En collaboration

avec la république du centre

 

UN FILM GIENNOIS

 

Un film de François Zabaleta

avec Béatrice Champanier, François Zabaleta,

Aude Magliano, Françoise Rico et Monde Verhaeghe.

 

Les envoutés est l’histoire d’une rencontre entre deux êtres qui ont sciemment choisi les marges pour habiter le monde d’une façon qui n’appartient qu’à eux.

 

Lui, c’est Arnaud Tisserand. Un homme de presque soixante ans. Toute sa vie il l’a vécue dans un monastère bénédictin du centre de la France. Toute sa vie il a été le serviteur d’un Dieu auquel il ne croit plus. C’est un homme désormais orphelin de son unique raison d’être. C’est un errant sans colonne vertébrale qui, avec sa foi, vient de perdre son soleil et sa boussole. De la vie, il ne connaît que la prière, la contemplation, la quête spirituelle. Jusque-là, pour ses prochains, il a été un frère, un confesseur, un directeur de conscience. Mais jamais vraiment un homme, un comédien du grand théâtre social. Privé du recours à la transcendance, il plongera, la tête la première et sans savoir nager, dans le grand bain de l’existence de ses frères humains.

 

Elle, c’est Patricia Irigaray. Son aînée de quelques années, c’est une femme fourbue. Une femme qui a échoué, s’est échouée sur un rivage où elle était certaine que personne ne pourrait la localiser, ni à plus forte raison la rejoindre. Elle est peintre, une artiste donc, mais une artiste ratée. Une artiste qui sans doute, un jour ou l’autre, a eu du talent mais une artiste sans visibilité, sans reconnaissance, une artiste qui n’a pas percé, ne s’est pas fait un nom, n’a pas accédé à cette notoriété qui seule lui aurait permis d’avoir une identité.

Si Patricia n’existe pas en tant d’artiste, pour autant elle ne lâche rien. Si elle n’est pas devenue un peintre célèbre, célébré, pour autant elle ne renonce pas. Ne plus y croire n’est pas une raison de ne pas continuer, inlassablement, à arpenter les chemins de traverse de ses propres illusions perdues.